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LICENCIEMENTS AU CHU : notre droit à la santé sacrifié.

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mercredi 4 novembre 2009
Libre expression paru dans Vri de décembre 2009

Deux cent soixante cinq emplois supprimés ! Après ceux d’Electrolux, de CERA, de VMC ... cela peut apparaître comme la suite d’une longue litanie. Ici, il s’agit de 265 emplois du CHU, des emplois de personnels non-soignant et soignant, des emplois tous utiles au fonctionnement du CHU. Au nom de l’opposition municipale, Catherine Vautrin a voté cette saignée contre notre hôpital qui a pourtant besoin de moyens, de services adaptés aux besoins sanitaires régionaux. Vieillissement de la population, conditions de vie plus difficiles pour les plus modestes, conditions de travail plus stressantes génèrent plus de besoins. Le gouvernement n’y répond pas, il ferme les petites unités (maternités, services de chirurgie) et réduit les moyens des grands pôles médicaux.

Des économies de gestion, c’est probablement possible au CHU. Cela ne se fera pas avec un directeur omnipotent mais avec la participation de tous, usagers compris. Ce qui manque surtout au CHU ce sont des moyens pour faire face à toutes les responsabilités qu’il assume : accueil, soins, urgences, prise en charge des plus démunis, recherche, enseignement, coordination des activités sanitaires. Les banques bénéficient de centaines de milliards d’euros pour se refaire une santé, nos services de santé n’ont pas droit à une telle générosité. Notre société soigne mieux ses banques que ses malades ; tout un programme ! Quant aux coûts supportés par les malades, ils augmentent sans cesse (forfait hospitalier, franchises médicales, médicaments non-remboursés, ...), privant nombre d’entre nous de l’accès aux soins. Notre pays essaie d’imiter le modèle américain du tout privé et du zéro solidarité qui a fait faillite et aujourd’hui en France, la carte vitale ..., c’est la carte bleue !

Nadia ABID, Saïda BERTHELOT, Michel GUILLAUDEAU, Cédric LATTUADA, Pascale MARTIN, Karim MELLOUKI


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Le titre de l’article de l’Union du 24 octobre.

Note : dans son article du 24 octobre, le journal l’Union indique que les représentants de la Région ont voté pour le plan de la direction. La seule représentant de la Région présente était Mme Roger (nouveau centre), ancienne première adjointe de Jean Louis Schneiter qui a voté pour. Gérard Berthiot, autre représentant de la Région était retenu par des obligations professionnelles. De même Nadia Abid, conseillère municipale communiste était retenue par une cérémonie familiale.


Témoignage parvenu suite à cet article :

Hopital CHU de Reims, les drames continuent :

Le service d’accueil des urgences psychiatriques du CHU de Reims, plus connu sous le nom de P1, connait une série de dysfonctionnements importants depuis la fin de l’été. Selon les syndicats du CHU, 21 personnels paramédicaux auraient été blessés lors de soins à des patients en détresse psychologique, faute de moyens en personnels et en structures d’accueil en aval.

(JPEG) Actuellement 7 agents seraient en incapacité totale temporaire suite à de graves fractures et traumatismes ayant necessité, en toute discrétion, des interventions chirurgicales dans le même établissement.

Certains employés, extrêment choqués, ont necessité l’intervention d’un soutien psychologique et sont dans l’incapacité de reprendre leur fonction, d’autant plus qu’aucune mesure ne semble avoir été prise pour améliorer la sûreté des patients ainsi que du personnel.

Aucune information plus précise n’est actuellement disponible.

Cette unité d’accueil est rattachée au service d’accueil des urgences de l’hôpital Maison Blanche à Reims et gère chaque année environ 3 500 pathologies psychiatriques, intoxications volontaires et troubles du comportement.

Plus de 50 % des personnels soignants non médicaux ne sont plus en mesure de prendre leur service et l’unité a été temporairement fermée.

Il est actuellement impossible de savoir comment la population qui necessitait cet accueil d’urgence va être prise en charge dorénavant et si cet état de fait va perdurer.

Au CHU de Reims, l’omerta semble la règle.

D’autres témoignages ou informations sur Reims Web.


DE L’ARGENT POUR LA SÉCU, en voilà

En limitant les exonérations de cotisations patronales et en taxant les stock-options, la Sécu gagnerait 10 milliards d’euros.

(JPEG) De l’argent pour financer la Sécu ? Les idées pour en trouver ne manquent pas. Devant le ministre du Budget Éric Woerth, lors d’une réunion de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, la députée PCF Jacqueline Fraysse en a rappelé deux, proposées par un organisme peu suspect d’opinions subversives : la Cour des comptes, présidée par Philippe Séguin.

-  Ayant constaté à plusieurs reprises que l’efficacité pour l’emploi des exonérations de cotisations sociales patronales restait largement à prouver, alors que leur volume augmente d’année en année (31,5 milliards d’euros sont encore inscrits à ce titre au PLFSS 2010), la Cour des comptes a récemment « recommandé » au gouvernement de restreindre ce dispositif : en limitant l’application de l’exonération aux salaires jusqu’à 1,3 Smic, au lieu de 1,6 Smic actuellement, et en le réservant aux entreprises de 20 salariés et moins. Cette mesure permettrait de faire rentrer 7 milliards d’euros dans les caisses de la Sécu.

-  Deuxième recommandation : relever la taxation des stock-options, pour la porter au même niveau que la cotisation sur les salaires. Rapport estimé : 3 milliards d’euros. Au total, à elles seules, ces mesures représentent près de la moitié du déficit 2009 de la Sécu. Pour leur part, les députés communistes souhaitent aller au-delà et réclament une réforme en profondeur de la cotisation patronale qui « favoriserait les entreprises à fort taux de main-d’œuvre et les PME, tout en augmentant la contribution des entreprises hautement capitalistiques ». Ainsi, un frein serait mis à la spéculation, la création d’emplois serait favorisée, et les recettes de la Sécu augmentées d’autant.

À tout cela, Éric Woerth oppose un « non » catégorique. Pas question de toucher à ces avantages accordés aveuglément, sans contrepartie, au patronat, le ministre reprenant la rengaine du Medef, jamais prouvée, selon laquelle cela pourrait détruire des emplois. M. Woerth préfère piocher encore dans les poches des assurés.


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Article de l’Union du 22 octobre 2009.

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Article de l’Union du 24 octobre 2009.

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Libre expression dans Vri de décembre 2009 en format Pdf.
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