Bus & Tramway : le temps des surprises ... |

Janvier : l’Union dévoile le chiffre de 413 M€ et confirme que le contrat PPP avec MARS garantit 9,56% de rentabilité minimum aux actionnaires. Rien à voir avec les 200 M€ annoncés par Schneiter et Beaupuy en 2004. Février, les élu-e-s communistes annoncent le chiffre de 500 M€, prenant en compte les dépenses non financées par MARS. Reims Métropole finance la résiliation anticipée du contrat avec Keolis, l’indemnisation des 3 groupements candidats et des commerçants, les études et travaux pour la liaison avec la gare à Bezannes, les ambassadeurs, des conventions dont une avec l’INRAP pour les fouilles, le contrat d’expertise avec Systra, les achats de parcelles, le fonctionnement des points info tram ... La Ville finance le parking Hôtel de Ville pour « compenser les places supprimées par le tramway », les travaux sur les réseaux d’eaux et de chauffage urbain de Croix-Rouge.... Il y a également les coûts intégrés dans les budgets comme les interventions sur les voiries, la signalisation, la communication .... et ceux que supportent les opérateurs de réseaux : ERdf, GRdf, France Télécom ...
Mars : nouvelle surprise avec la couleur de la 1ère rame. D’autres vont suivre : la montée par l’avant et l’absence de contrôleurs dans tous les bus ; la dégradation du réseau de bus car seulement 40% des kms supprimés (lignes A, H et C) seront redéployés notamment vers les communes périphériques ; le coût d’exploitation qui, cumulé avec la suppression de la taxe professionnelle, « va soumettre le budget de fonctionnement à des tensions » (cf. rapport Klöpfer). Dans l’Union le président de MARS déclare que « le tram coûtera le même prix que le bus » oubliant de préciser le coût du ticket de bus en avril 2011. Nouvelle surprise ?
L’annexe 16 du contrat prévoit pour le futur réseau 2011 :
" Le réseau Bus-Tramway de Reims Métropole qui sera mis en exploitation en octobre 2010 avril 2011, est présenté ci-après.
Les lignes sont organisées par groupes de lignes telles que décrites ci-après :
1 ligne de tramway (Le tramway).
2 lignes de bus fortes (Lignes fortes prioritaires).
7 lignes structurantes de liaison (Lignes de liaison).
4 lignes de bus de rocade en rabattement sur le Tram (Lignes de rocade/rabattement).
4 dessertes complémentaires : Citadines, ZI (Lignes complémentaires).
2 lignes scolaires non permanentes (Services scolaires) ".
Note : voir en document joint en bas d’article le réseau existant en 2008 et le réseau prévu en octobre 2010 (en fait avril 2011) ainsi que les détails des kilomètres par ligne.
Redéploiement des lignes de bus sur le parcours du tram :
Les lignes A, C et H ont leur parcours ou une partie de celui-ci sur le tracé de la ligne de tramway. Ces parties vont disparaître et 40% de ces kilomètres seront redéployés vers d’autres lignes. Le réseau bus passera de 7,773 millions de kms annuels parcourus à 7,110 millions (annexe 16 du contrat).
Des documents présentés par Bouygues (actionnaire de MARS) en attestent :


L’article de Wikipédia sur le tramway de Reims (écrit par une personne disposant du contrat et de toutes annexes même couvertes par le secret commercial) présente le projet de réseau 2010 (en fait 2011 avec le retard au démarrage des travaux) avec les lignes de tramway A et B (A vers le CHU et B vers la gare TGV Champagne Ardenne de Bezannes), 17 lignes de bus nommées de 1 à 17 et les deux citadines.

et également une projection pour 2030 avec des extensions envisagées et le commentaire suivant : " La volonté de développer à terme un véritable réseau est également partagée par Jean-Louis Schneiter et son équipe. Les études qui ont été menées à ce sujet montrent la pertinence d’une extension du réseau par les axes suivants :
Comédie - Tinqueux
Théâtre - Épinettes
Théâtre - Faculté des Sciences
Théâtre - Droits de l’Homme
À cet effet, aux endroits où viendront se « greffer » ces extensions, quelques mètres de voies seront posés avec leurs aiguillages dès les travaux de construction de la première ligne, afin de faciliter la connexion de ces nouvelles lignes sans perturber l’exploitation de celles déjà réalisées. Ces équipements seront installés place Myron Herrick en direction de la Place Royale et en face de la Comédie en direction de Tinqueux. Il a d’ailleurs été confirmé l’intérêt d’une seconde ligne vers Tinqueux ; en revanche, il reste à définir la direction empruntée par cette ligne au-delà de la place Aristide Briand parmi l’avenue Jean Jaurès, le boulevard de la Paix, ou, nouvelle possibilité, la rue de Cernay (dont la desserte, malgré sa pertinence, risque s’être compromise par l’étroitesse de cet axe) ".



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